La PTPA est décapitée sans Djokovic

Novak Djokovic, 38 ans, a officialisé dimanche soir ce qui était un secret de Polichinelle depuis qu’il s’est distancié, le 18 mars, du procès intenté par la PTPA (association syndicale du tennis) contre tous les secteurs du sport de raquette. Ils ont été qualifiés de « cartel » dénonçant un système corrompu, illégal et abusif par l’ATP, la WTA, l’ITF et l’ITIA.

Djokovic n’était pas d’accord avec les formes du syndicat qu’il a créé en 2020 avec Vasek Pospisil et l’a fait savoir. De plus, il a refusé de signer la poursuite dans laquelle étaient signataires une douzaine de professionnels, dont Pospisil susmentionné.

« Il y a des choses avec lesquelles je suis d’accord dans le procès, et il y a aussi des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. J’ai réalisé que certains mots étaient peut-être trop forts », a-t-il réfléchi à propos des actions en justice intentées par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Weil, Gotshal & Manges LLP.

Djokovic a constaté au fil des jours que son image était utilisée alors qu’il n’avait rien à voir avec les derniers mouvements de la PTPA.

De même, le circuit masculin, depuis l’arrivée d’Andrea Gaudenzi à la présidence, a amélioré la situation des joueurs de tennis, pour la plupart insatisfaits de l’argent qu’ils reçoivent des tournois du Grand Chelem. Un maximum de 10 pour cent du bénéfice total.

L’ATP les répartit à parts égales entre les tournois et les professionnels car il s’agit d’une organisation à but non lucratif. Tout ce que vous gagnez va dans un fonds commun. Il y a l’argent des sponsors, des droits de télévision aux événements…

Le champion des 24 majors est conscient que, pendant que le procès se poursuit, le circuit a des dépenses extraordinaires pour défendre ses droits à travers les meilleurs avocats possibles.

S’ils perdent devant le tribunal, la future pension des joueurs, qui s’élève désormais à 300, est en danger. Celles-ci sont divisées en pensions du groupe 1 et du groupe 2. Le premier comprend 160 joueurs de tennis en simple et 40 joueurs de double.

Le second correspond à ceux qui jouent régulièrement des tournois de catégorie challenger. La pension est perçue au bout de trois ans alors qu’avant il fallait jouer cinq saisons.

Revenu garanti

Sans oublier le programme Baseline qui garantit, dès 2024, un revenu minimum aux joueurs de tennis classés dans les 250 premières positions du classement : 300 000 $ (top100), 150 000 $ (101-175) et 75 000 $ (176-250). Cette garantie permettra aux joueurs de planifier leurs saisons et de se concentrer sur le tennis.