Carlos Alcaraz a réalisé ses débuts à l’Open d’Australie. Le Murcien a réussi à se qualifier ce dimanche pour la vingtième fois de sa carrière au deuxième tour d’un tournoi du Grand Chelem en autant de participations. Alcaraz, avec Samuel López comme entraîneur principal pour la première fois, a battu le local Adam Walton, 6-3, 7-6(2) et 6-2, en 2 heures et cinq minutes. Il portait également pour la première fois son nouveau kit Nike, avec des élastiques sans manches et des tons verts et noirs.
Carlitos est particulièrement bon face à ses rivaux australiens : 13 matchs et de nombreuses victoires. Mercredi prochain, après deux jours de repos, il rencontrera Yannik Hanfmann, 102e au classement et qu’il a déjà battu lors des deux seuls matches précédents entre eux : challenger à Séville, en 2019, et à Pékin 2023.
Hanfmann est le grand oublié du tennis allemand et a été laissé comme remplaçant lors du Final 8 de la Coupe Davis à Bologne alors qu’il était meilleur que son compatriote Jan-Lennard Struff.
Federer s’en va
Roger Federer présidait la loge de la Rod Laver Arena aux côtés de l’homme qui a donné son nom à l’installation lors du précédent duel entre Aryna Sabalenka et Tiansoa Rakotomanga.
Le génie bâlois, qui avait vu Alcaraz en direct lors des deux dernières éditions de la Laver Cup, à Berlin et à San Francisco, et au Masters 1000 de Shanghai, en 2024, a quitté Melbourne Park avant que l’Espagnol n’entre sur le terrain.
Alcaraz a été contraint de servir après avoir perdu le tirage au sort et a profité d’un point de break lors du deuxième match. La direction de l’Open d’Australie, qui ne cesse d’innover, a placé des lumières sur le filet qui s’allument lorsque le ballon sort. Vive le spectacle.
Sur le banc de Carlitos, dans l’un des coins, ce qui n’arrive que dans le tournoi « australien », se trouvaient Samuel López (entraîneur), Juanjo Moreno (kinésithérapeute), Albert Molina (agent) et Álvaro Alcaraz, le frère aîné qui n’est plus seulement le « sparring ». Les hiérarchies ont changé et Álvaro siège à côté du Samu.
Le numéro un mondial a eu du mal à briser le match. Le mérite en revient à Walton, qui a grandi en jouant à la maison avec le soutien du public. Il a sauvé les deux premières balles cassées et a porté le score à 3-3.
L’inspiration de Walton s’est effondrée momentanément au septième round. Il a réussi à relever les troisième et quatrième balles de break. Il n’a pas pu y parvenir avec le cinquième car le meilleur joueur de la planète lui a envoyé un missile avec son pied droit.
Premier service perdu
Avec des services à 210 km/h, il était plus facile pour l’adversaire de ne pas s’inquiéter dès le retour. Dans la suite, le manque de rythme de compétition du six champion majeur a permis à Walton de prendre une avance de 3-1. Il a réagi à temps pour éviter de perdre des sets et du temps inutiles avant le deuxième tour.
Walton, 81e au classement à 26 ans, a provoqué la mort subite dans la deuxième manche puis a abandonné. Il a maintenu ses options jusqu’au sixième jeu du troisième set.