Alcaraz s’habille en Borg pour atteindre 100 matches du Grand Chelem

Carlos Alcaraz, à 22 ans, entretient une carrière vertigineuse pour des records de précocité. Le numéro un mondial s’est qualifié ce vendredi pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie après avoir battu Corentin Moutet, 6-2, 6-4 et 6-1. Le Français a offert tout le spectacle et la résistance attendus. Il s’est même permis le luxe de servir par le bas et de revenir 3-0 dans le deuxième set. Ce qui compte, c’est le résultat final et Carlitos avance d’un pas ferme et sans faille à Melbourne où il n’a pas cédé un set.

L’élève de Samuel López atteint les 100 matchs disputés en Grand Chelem avec le bilan atteint par Björn Borg à son époque (87 victoires pour 13 défaites).

Alcaraz surpasse les records des autres légendes de la raquette en atteignant le centenaire. John McEnroe ou Rafael Nadal ont remporté 86 victoires. Roger Federer, sans aller plus loin, avait décidé en sa faveur 80 duels et un de moins que Novak Djokovic.

Pour retrouver la dernière fois où il s’est agenouillé sur une grande scène, il faut remonter à la finale de Wimbledon contre Jannik Sinner. Ce duel pourrait se répéter le 1er février à la Rod Laver Arena. C’est celui que tout le monde veut, y compris l’organisation. Les « Big 2 » s’affrontent pour partager le neuvième « major » consécutif.

Avant, cependant, il y a un long voyage qui pour le Murcien passe par Tommy Paul (19 ans), bourreau d’Alejandro Davidovich (14 ans) en raison de l’abandon du natif de Malaga souffrant d’une gêne aux jambes. Sept précédents avec l’Américain qu’il domine par cinq victoires à deux.

Antidote pour les gauchers

Carlitos est bon contre presque tous les types de rivaux, y compris les gauchers. Sur les 49 matches, il en a décidé 38 en sa faveur, dont 14 sur les grandes scènes de raquette. Après l’abandon de son compatriote Rafael Nadal, aucun gaucher ne peut lui résister.

Corentin a fait rire à plusieurs reprises le premier favori du tirage au sort grâce à son énorme talent qui lui a fait marquer les points les plus spectaculaires.

J’ai passé un bon moment sur le terrain, j’espère jouer avec lui plus de fois

Carlos Alcaraz

« Spectacle », lui a crié l’Espagnol dans le fauteuil d’échange après avoir été victime de ses incroyables jeux pour porter le score à 4-1 dans le troisième set. Alcaraz, comme cela s’est produit récemment lors de l’édition 2024, reste le seul Espagnol présent au quatrième tour de l’Open d’Australie.

« J’en avais marre d’aller au filet pour ses amortis (50 fois). Il m’a battu là-dessus parce que j’avais dit à mon équipe que je n’allais plus courir », a expliqué le vainqueur en conclusion.