Le nom de Rafa retentit à nouveau à Paris : Jódar cède

Rafa Jódar Sr. contrôle tous les détails concernant son jeune fils, la grande révélation de cette saison. Ce lundi, à Roland-Garros, les cris de « Rafa, Rafa » se sont encore fait entendre. La dernière fois que cela s’est produit, c’était au premier tour de 2024, lorsque Nadal a dit au revoir pour toujours à Roland-Garros contre Alexander Zverev. La légende baléare, avec son empreinte gravée sur le centre Philippe Chatrier, a remporté 14 titres sur les pentes du Bois de Boulogne.

Jódar, à 19 ans, est déjà un phénomène de masse à Paris. A l’entraînement avant son premier match officiel des Internationaux de France, sur le court 10, il signait des autographes et prenait des photos avec tous ceux qui le lui demandaient. Il a répété cette scène après avoir battu Aleksandar Kovacevic, 6-1, 6-0 et 6-4, en 1 heure et 34 minutes.

Au deuxième tour attend l’Australien James Duckworth, 82e au classement et avec seulement cinq matches gagnés sur terre battue au cours de sa carrière.

Rafa a amélioré les débuts à Roland-Garros de deux des trois membres du « Big Three » de la raquette. Nadal a battu l’Allemand Lars Burgsmuller en 2005, 6-1, 7-6, 6-1 et a fini par remporter la première des 14 Coupes des Mousquetaires. Roger Federer a chuté pour la première fois en 1999 contre Patrick Rafter et Novak Djokovic a battu Robby Ginepri en 2005, 6-0, 6-0 et 6-4.

En fait, le Serbe était le joueur qui avait perdu le moins de matchs lors de ses débuts dans les Internationaux français jusqu’à l’apparition du phénomène Leganés.

Kovacevic, qui a disputé vendredi les demi-finales de l’Open 500 de Hambourg, a testé tout l’arsenal du Madrilène. Un gagnant ici, un revers parallèle là et toujours sans baisser l’intensité malgré les 32 degrés de température. Il n’a ni bronché ni transpiré.

L’Américain a sauvé une deuxième défaite en marquant le troisième jeu du troisième set. Il avait un carré avant de finalement se mettre à genoux.

Entouré de fans

L’organisation, dans une erreur stratégique, a décidé de placer la première de Jódar sur le terrain 12, avec pratiquement aucune tribune. Il a fait de même avec Carlos Alcaraz.

Le père entraîneur du joueur de tennis a dû contourner les gens jusqu’à ce qu’il trouve une place et a été entouré de fans tout le temps. Il préfère être seul sur le banc.

Il y a déjà 34 matchs gagnés cette saison (16 au sol), deuxième derrière les 36 de l’intouchable Jannik Sinner qu’il ne pourrait rencontrer que dans une hypothétique finale.

Compte tenu de l’état du garçon du Tennis Club de Chamartín et de celui de ses rivaux de son côté, on a le droit de rêver. Taylor Fritz (troisième tour) et Jiri Lehecka (huitième tour) sont déjà tombés. Djokovic a perdu un set avec le géant Perricard et les performances d’Alexander Zverev sont un tirage au sort.