Rafa Jódar a tranquillement atteint le troisième tour de Roland Garros, ce qui constitue son meilleur résultat en Grand Chelem. A l’Open d’Australie, il était resté au deuxième tour. Au fil des jours, les projecteurs commencent à se braquer en direction du jeune homme de Leganés, qui se réfugie du bruit avec la seule compagnie de son père, avec qui il partage un hôtel Porte de Saint Cloud, à un kilomètre des pistes.
Jódar n’a pas cessé de signer des autographes et de prendre des photos à la fin de sa séance préparatoire, avant le duel avec l’Australien James Duckworth, sa victime 6-1, 6-7(5), 6-4 et 7-5. Vous entraînez votre façon de jouer. Visage toujours sérieux et concentration maximale.
Le madrilène n’est arrêté par rien ni personne. Il a subi une glissade lors du tie-break du deuxième set qui l’a blessé à la jambe gauche. Il a dû demander la présence du kiné, mais il a continué et a gagné comme les élus.
Le nouveau Rafa du tennis espagnol fait trembler la terre avec des records qui améliorent les débuts sur surface de Nadal, le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue.
Après ses 20 premiers matchs, la légende des Baléares a enregistré un bilan de 13 victoires et sept défaites. Pire encore, les chiffres de Roger Federer et de Novak Djokovic. Les Suisses ont eu un 8-12 et le Serbe un 11-9.
Seulement derrière Roddick
Le tennisman de Leganés laisse également derrière lui Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, actuels dominateurs du sport de raquette et qui ont partagé les neuf derniers tournois majeurs. Carlitos a décidé en sa faveur 14 des 20 premiers matches sur terre battue, contre 13 pour Sinner.
Seul Andy Roddick, au sein de l’Open Era, avait gagné plus lors de ses 20 premiers matches sur terre battue : 18-2. Il rejoint un club comptant sept autres joueurs : Tom Okker (19-1), Ion Tiriac (19-1), Martin Mulligan (18-2), Rafael Osuna (18-2), Manuel Santana (18-2), Ramanathan Krishnan (17-3) et Nicola Pietrangeli (17-3). Tous ont eu l’avantage d’avoir joué avant 1968, date qui marque le début de l’Open Era.