C’était la polémique entre le Maroc et la Colombie : « Nous avons été escortés jusqu’à l’hôtel »

La Coupe Davis de votre vie a été vécue dimanche à Casablanca dans le cadre des qualifications du Groupe mondial I entre le Maroc et la Colombie. La passion, la tension et les provocations des deux côtés se sont terminées par une bagarre entre les deux bancs après le dernier point obtenu par Nicolás Mejía contre Reda Bennani.

La magie de la concurrence maximale par pays a fait que la différence de classement n’était pas perceptible entre Mejía (177) et Bennani (565). Le numéro un visiteur s’est plaint des insultes et du bruit entre les points de la part d’une partie des supporters de son rival.

En revanche, du côté local, ils ont récriminé une phrase venue du banc colombien : « Quelle heure est-il ? », entendue au moment où leur compatriote jouissait d’un ballon de break. Cela a contrarié les remplaçants marocains.

Hicham Arazi, l’entraîneur du Maroc, a eu un dernier face-à-face avec Mejía, qui a tenté de justifier avec son doigt le silence des tribunes et la célébration qui a suivi au centre du terrain pendant que les arbitres de la Fédération Internationale de Tennis tentaient de l’arrêter.

La visite d’Arazi au vestiaire

Les deux équipes se dirigent vers le tunnel des vestiaires. C’est là que la paix fut officiellement signée. Arazi a visité les bureaux de l’équipe colombienne et les a tous serrés dans ses bras, un par un.

« Nous avons passé environ 40 minutes dans les vestiaires, puis ils nous ont gardés jusqu’à l’hôtel. Quand nous avons quitté le club, les gens étaient déjà partis. Arazi est venu nous saluer », raconte Alejandro Falla, de MARCA.

Falla, capitaine colombien depuis 2019, a vécu tout ce qui s’est passé : « Le match était à égalité lorsque Mejía a perdu le deuxième set et cela a rendu plus nerveux. »

Les pas de Mejía sur la terre battue du club de l’Union Sportive Marocaine étaient accompagnés de lancers d’objets. Après la tempête, le calme est revenu. Les superviseurs de l’ITF ont déjà rédigé un rapport perspicace sur tout ce qui s’est passé là-bas.