Un champion naît, pas créé… Le véritable reflet de cela est Novak Djokovic. A seulement 39 ans, sans rien à prouver, avec Roger Federer et Rafael Nadal à la retraite, le Serbe continue de jouer avec l’ambition d’un rookie sur le circuit professionnel.
Mais cela ne suffit pas à convaincre la nouvelle génération. Il n’a plus battu Carlos Alcaraz et Jannik Sinner en Grand Chelem depuis deux ans et il n’a pas réussi à battre Joao Fonseca ce vendredi, son bourreau au troisième tour de Roland-Garros, 4-6, 4-6, 6-3, 7-5 et 7-5, en 4 heures et 53 minutes.
Djokovic a plié le genou face à Fonseca, de 19 ans son cadet, et n’a pas pu accéder pour la vingtième fois au deuxième tour des Internationaux de France.
Avec la batterie d’espoir chargée après la défaite précoce de Jannik Sinner contre Juan Manuel Cerúndolo, Nole a pu remporter les deux premiers sets avec une relative suffisance.
Djokovic se fiche que les 16 000 personnes qui ont rempli le Philippe Chatrier soient contre lui (sauf les membres de son banc) et qu’il soit arrivé à Paris avec le seul tir d’un match à terre. C’était ses débuts à Rome et s’est soldé par une défaite face au Croate Dino Prizmic.
Il a demandé au ciel l’aide divine pour recommencer, démontrer une fois de plus qu’il n’en existe pas d’autre comme lui. Il refuse de céder face à la nouvelle génération de joueurs, ceux nés en 2006. Mais il a encore chuté. Ses forces faillirent encore une fois.
Mené 6-5 au cinquième set, Fonseca a finalisé sa place en huitièmes de finale avec trois as. « Je n’avais jamais terminé un match comme celui-ci », a-t-il reconnu en conclusion.
Attendez maintenant le vainqueur du duel entre Casper Ruud et Tommy Paul. Ce qui est sûr, c’est que Roland Garros aura un nouveau champion et que Novak tentera à nouveau sa chance sur le gazon de Wimbledon.