Corentin Moutet, adversaire de Carlos Alcaraz ce matin au troisième tour de l’Open d’Australie, est connu sur le circuit pour ses excentricités. Il a une réputation de showman. Le numéro 1 mondial le sait et ne veut pas tomber dans le piège : « Je suis sûr que ça va être amusant. C’est un joueur très anarchique, même s’il suit un schéma. Il fait des drop, coupe, avance, lance des lobs et monte au filet. Je vais être concentré pour que cela ne salisse pas notre jeu », a reconnu l’Espagnol hier en conférence de presse.
Ce jeudi, le Français a connu une tournure surprenante lors de son match de double avec son compatriote Luca Sánchez dans lequel il a battu le couple australien Bolt et Sweeny. Dans un moment de frustration, Moutet a lancé la raquette sur la caméra.
C’est une œuvre de plus parmi tant d’autres. La France a été éliminée lors du dernier Final 8 de la Coupe Davis à cause de l’entrejambe de Moutet, qui a avoué se sentir « un clown ».
Les pitreries de Moutet
Deux mois plus tôt, au Mutua Madrid Open, Moutet avait détruit sa raquette. Puis il se dirigea vers la chaise et s’apprêta à remettre la raquette cassée à un enfant qui se trouvait dans les tribunes. Le garçon s’est approché pour le prendre, mais il l’a laissé désireux. Il s’est adressé à l’arbitre de chaise qui l’a sanctionné d’un point de pénalité, après plusieurs avertissements au cours du match. La réaction de Corentin fut de poser la main sur le bas de son dos et de s’en aller.
Le Français était sur le point d’en venir aux mains avec Aleksandar Bublik en quarts de finale du challenger de Phoenix. Le Kazakh lui a même dit : « Tu veux te battre ? Je t’attendrai dehors dans dix minutes. »
Avant Buenos Aires, en 2024, il a servi à plusieurs reprises, a affronté les tribunes, leur a demandé de lui apporter une bouteille d’un litre et demi de Pepsi, qu’il a ensuite exposée au milieu du terrain comme un trophée, et a terminé sa prestation en refusant d’être soigné par le physiothérapeute du tournoi après avoir demandé sa présence à l’arbitre de chaise.
En 2020, lors d’une exposition organisée par Patrick Mouratoglou dans son académie du sud de la France pour que les joueurs de tennis puissent jouer en pleine pandémie, le Français s’emporte. Il a donné un coup de pied dans la raquette, qui s’est ensuite retrouvée dans les tribunes. Et non content de cela, il se mit à frapper une des toiles du fond du tribunal devant les visages étonnés des juges de ligne.