Le tennis féminin espagnol s’est présenté à Roland Garros avec deux nouveaux noms : Kaitlin Quevedo et Oksana Selekhmeteva. Le premier est né à Naples (États-Unis) il y a 20 ans et le second à Kamenka, dans la région de Penza (Russie), il y a 23 ans. Quevedo, contrairement à Selekhmeteva, a remporté sa première victoire en tant que professionnelle à Roland-Garros après avoir battu la locale Leolia Jeanjean, 7-6(5) et 7-6(2). « Je me sens espagnole, mais avec mes parents je parle anglais », explique-t-elle.
Elle est classée 103e à la WTA, son meilleur classement, et figurera dans le top 100 si elle accède au troisième tour. Kaitlin faisait ses débuts dans le tableau principal d’un tournoi majeur. Oksana, qui en est à sa sixième participation dans un tournoi majeur, a fait ses débuts dimanche sous le drapeau espagnol. Elle n’a pas pu battre l’Ukrainienne Marta Kostyuk, la nouvelle championne du Mutua Madrid Open.
Pour la première fois dans l’histoire de la Marine féminine, quatre des cinq premières raquettes nationales ne sont pas nées en Espagne. L’exception est Jessica Bouzas, née à Villagarcía de Arousa il y a 23 ans. Cristina Bucsa est originaire de Moldavie et Paula Badosa est née à New York.
Ce n’est que fin 2015 que Paula a décidé de représenter définitivement le pays de ses parents car elle avait également une offre des États-Unis sur la table.
Elle a décidé de ne pas s’inscrire à l’avant-première de Roland Garros et est tombée au 137e rang sur les listes WTA. Bucsa a dit au revoir dès le premier essai hier après avoir perdu contre la qualifiée suisse Susan Bandecchi, 6-4, 2-6, 6-4. De son côté, Bouzas, 50ème mondiale, a aujourd’hui un défi de taille. Elle affrontera au Philippe Chatrier Aryna Sabalenka, numéro 1 et finaliste de la dernière édition. Le meilleur résultat du Galicien aux Internationaux français est celui du troisième tour de 2025.
Bassols cherche des sponsors
Marina Bassols, numéro 175 mondiale, a dû attendre 26 ans pour remporter sa première victoire dans l’une des quatre grandes étapes de la raquette. Elle a battu dimanche la Colombienne Emiliana Arango. Il a profité du tremplin qu’est Roland-Garros pour demander des sponsors pour soutenir sa carrière et lui permettre de continuer à être joueur de tennis.
« C’est une question compliquée. Pour le moment, je n’ai aucune aide à part le matériel, c’est-à-dire les raquettes Wilson et les vêtements Lotto. Le tennis est un sport dans lequel vous avez beaucoup de dépenses et quand vous vous blessez, vous vous retrouvez sans revenu et vous devez de toute façon payer votre équipe. Au début de l’année, j’ai parlé avec mon équipe parce que je ne pouvais pas continuer avec ce que je leur payais. À partir de là, je lance un appel pour voir s’ils me font confiance parce que je peux offrir du bon tennis. Les gens m’ont contacté, mais, pour le moment, je n’ai pas de patch », réfléchit Bassols. Elle est née dans la ville de Blanes.