Comme à son époque un Rafael Nadal contre Novak Djokovic ou un Nadal contre Roger Federer. La finale de rêve de Monte Carlo entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner est là. Ce sera le premier face-à-face entre les deux cette saison. Le dernier précédent entre les deux remontait à la finale de l’ATP Finals, le 16 novembre dernier. L’attente en valait la peine.
Ce dimanche, à la centrale Rainier III en Principauté de Monégasque, sera en jeu le plus grand prix de mémoire : la couronne, le numéro un, le temps passé au sommet (égal à 66 semaines) et le bris d’égalité en titres (26 pour chacun).
Alcaraz va défendre le trophée et le leadership mondial après avoir mis fin au rêve de Valentin Vacherot ce samedi, sur le score de 6-4 et 6-4. Conscient de l’importance de ce qui s’en vient, il part directement s’entraîner sur une piste secondaire.
Le soleil à Monte-Carlo a été synonyme d’un rebond plus élevé, ce qui a profité au tennis du défenseur du sceptre. Vacherot a délivré son premier service lors du troisième jeu. Cela donnait un gros avantage à un rival avec autant d’expérience.
« N’allez pas trop loin dans l’échange. Prenez-le devant. Appuyez sur le ballon. En utilisant le deux et un, déplacez-le », a conseillé Samuel López à son élève. Il n’avait pas besoin d’autres instructions dans la pochette initiale.
Carlitos s’est limité à protéger son service pour prendre l’avantage au tableau d’affichage. Les tribunes étaient avec Vacherot, une idole locale, mais applaudissaient l’excellence tennistique du champion des sept majors.
Contrairement aux trois matches précédents à Monte-Carlo, le phénomène El Palmar n’a pas eu à affronter une seule balle cassante jusqu’à la moitié du deuxième set. Une double faute lors du quatrième match a gâché leur avance. C’était le cinquième « break » qu’il concédait tout au long du tournoi.
« Vos temps », lui a rappelé son entraîneur. Le meilleur joueur de tennis de la planète a répondu avec un ballon tombé du ciel pour égaliser à trois. « Allez-y et ouvrez grand la main », a poursuivi Samu.
Stefan Edberg et Boris Becker regardaient le spectacle dans les rangs VIP. Ils ont été témoins d’une marque laissée par la maison murcienne pour porter le score à 5-4 puis à 6-4.
De cette façon, il est plus facile de gagner et de prendre confiance pour le défi majeur d’affronter un Sinner qui a remporté ses 21 derniers matchs en Masters 1000. Alcaraz présente de son côté de la balance une séquence de 17 victoires sans échec sur terre battue.
Dix finales avant 23 ans
Alcaraz est devenu le troisième joueur, derrière Nadal (20 ans) et Djokovic (11 ans), capable d’atteindre dix finales de tournois Masters 1000 avant d’avoir 23 ans.