Alcaraz veut prolonger sa séquence contre Paul, son « talisman » dans les grands

« C’est fou de jouer à nouveau contre Carlos. Je dirais que c’est le joueur de tennis que j’ai affronté le plus de fois sur tout le circuit. Nous avons eu de belles batailles, mais il m’a aussi battu à plusieurs reprises », déclare Tommy Paul lorsqu’on l’interroge sur son prochain match à l’US Open.

Les données lui donnent presque raison. Lorsqu’il se présentera sur le terrain pour affronter Alcaraz en huitièmes de finale du grand New-Yorkais, il entamera son neuvième duel avec l’Espagnol, les mêmes qu’il a eu avec Taylor Fritz, son plus grand rival jusqu’à présent (entendu comme celui qu’il a eu le plus de fois de l’autre côté du filet).

Alcaraz maintient la balance avec Paul en faveur avec 6 victoires et deux défaites. Ce sera la première fois qu’ils se rencontreront à l’US Open. Ils l’ont déjà fait dans les trois autres grands. Carlos a toujours gagné et, pour les amateurs de cabalistique, ces victoires ont conduit au triomphe final du Murcien : Wimbledon 2024, Roland Garros 2025 et Open d’Australie 2026. Dans les deux premiers, en quarts de finale. A Melbourne, en huitièmes de finale. « Je refuse de monter sur le terrain en pensant que je ne peux pas battre un rival », prévient Paul, qui arrive au duel après presque neuf heures sur le terrain pour disputer ses matchs contre Wong, Prizmic et Bublik.

Alcaraz aura avec Paul, 21e mondial, le premier gros test après sa pause due à une blessure au poignet. Jusqu’à présent, il a résolu sans trop de problèmes les défis contre Safiullin (numéro 99), Faria (72), le seul avec lequel il a perdu un set, et Wu (113). Sa dernière défaite face à un adversaire au-delà du top 10 remonte à Goffin, au premier tour à Miami en 2025.

« Je devrai être à 100% si je veux accéder à la ronde. À cause de la façon dont il joue et frappe le ballon, il est très difficile de maîtriser le jeu et les points. Sa balle glisse beaucoup, donc c’est un peu difficile de jouer contre lui », analyse Alcaraz, qui a passé près de 7 heures et demie sur le terrain et qui se présente mieux que prévu à son retour après 139 jours sans compétition.

Alcaraz a également en sa faveur la séquence qu’il réalise à l’US Open, la grande dans laquelle il a un meilleur pourcentage avec 27 victoires en 30 matchs joués (90%).