« Ce qu'ils finissent, c'est de jouer des individus sur la double piste »

La Laver Cup commence ce vendredi dans une édition, encore une fois, prometteuse. Comme toujours, l'Europe est confrontée au reste du monde dans une compétition qui mélange le spectacle, la stratégie et un niveau compétitif élevé. Cette année, bon nombre des looks sont placés dans le double couple possible entre deux poids lourds du circuit: Carlos Alcaraz et Alexander Zverev.

Les deux se sont entraînés ensemble cette semaine, laissant des images qui ont généré du bruit sur les réseaux sociaux. Dans l'une des vidéos publiées par l'organisation, Tim Henman a été vu, maintenant vicecapitain de l'équipe européenne, observant soigneusement les mouvements du duo improvisé. Son commentaire, capturé par des microphones à proximité, a fait l'objet d'un débat. « Ce qu'ils finissent, c'est de jouer des individus sur une double piste », a-t-il déclaré en discutant avec Yannick Noah, qui fait ses débuts en tant que capitaine après la retraite de Björn Borg.

L'observation d'Henman n'est pas libre. Alcaraz et Zverev, bien que consolidés comme deux des acteurs les plus dominants des individus, participent rarement à des doubles compétitions. L'espagnol, le numéro 2 actuel au monde, a montré des étincelles de talent dans cette modalité, mais ce n'est pas sa terre habituelle. Zverev, quant à lui, a également flirté avec des doubles, mais sans trajectoire soutenue.

Pendant l'entraînement, les deux ont pu être vus en interaction intensément, cherchant à commenter le réseau et à coordonner leurs déplacements, mais non sans difficultés. Et c'est là que Henman a cloué sa fléchette. Les deux sont deux grands gladiateurs du jeu individuel, mais ils apprennent toujours à partager l'espace, les tactiques et le rythme requis par des doubles de niveau élevé.

Henman, avec son commentaire, il n'a peut-être pas cherché à critiquer, mais plutôt à souligner une réalité tactique. Le double n'est pas simplement un double contre un. Il exige une synchronie, différents réflexes, une couverture de piste plus intelligente et une chimie qui dépasse souvent le talent brut. Jouer en parallèle n'est pas la même chose que jouer en tandem.

La Laver Cup, un format qui nécessite une adaptation

La Laver Cup n'est pas un tournoi conventionnel. Cela nécessite que les étoiles, habituées à briller séparément, s'alignent en tant qu'équipe unique. Plus de trois jours, trois parties individuelles et l'un des doubles sont joués chaque jour. Les victoires de vendredi valent un point, le samedi deux et celles du dimanche, trois. La première équipe qui ajoute 13 points prend le trophée. S'il y a 12 tirages, tout est décidé lors d'un double match final.

Casper Ruud et Alexander Zverev lors d'un entraînement à la Laver Cup. (AP Photo / Jeff Chiu)

L'édition 2025 de la Laver Cup marque également le début d'une nouvelle ère sur les bancs. Yannick Noah et Andre Agassi prennent le relais de deux légendes telles que Björn Borg et John McEnroe. Noah, charismatique et avec l'expérience dans les équipes de premier plan semble parier sur l'énergie des jeunes et la diversité des styles. Pendant ce temps, Agassi, avec sa vision analytique et son approche psychologique, cherchera à serrer le talent explosif de son modèle.

En ce sens, la formation de couples doubles sera la clé. Le monde de l'équipe semble avoir des options plus naturelles, comme le duo de Taylor Fritz et Alex de Miñaur, ou même l'inclusion d'un géant comme Reilly Opelka pour dominer sur le réseau. Au lieu de cela, Team Europe devra décider entre les paries sur le potentiel de ses stars ou la recherche de combinaisons moins glamour mais plus efficaces.