Il a gagné. Il a sorti Et il avait le jeu à portée de main. Ugo Humbert (38e mondial) menait 4-3 lors du tie-break décisif face à Adrian Mannarino (70e) en huitièmes de finale de l’ATP 250 de Montpellier. Tout est sous contrôle. Jusqu’à ce que le jeu entre dans une zone inexplicable.
Humbert arrêta brusquement le jeu. Il a quitté le tribunal, est allé chercher son sac et a regardé son téléphone portable pendant quelques secondes. Aucune urgence apparente. Un geste rapide vers l’arbitre de chaise, comme pour s’excuser. Et je reviens sur la piste.
A partir de là, la panne d’électricité
Quatre points d’affilée pour Mannarino. Quatre. Sans réponse. Aucune marge. Match terminé et accès aux quarts de finale pour le vétéran français après presque trois heures de combat : 6-7 (4), 6-3 et 7-6 (4).
Il n’a pas fallu longtemps pour que la scène se propage comme une traînée de poudre. Parce que jusqu’à ce moment, la rencontre avait été une bataille de détails. Humbert, cinquième tête de série et numéro 38 mondial, venait de débuter le tournoi avec un bon sentiment après avoir battu Botic van de Zandschulp et avait remporté le premier set au tie-break. Mannarino a répondu dans la seconde, a étiré le duel et a forcé le tie-break final.
Et puis, ce à quoi personne ne s’attendait s’est produit. Le Français de 27 ans a coupé le rythme de sa propre initiative, a vérifié son téléphone portable et n’a plus marqué un seul point. Mannarino, avec habileté et croc, n’a pas laissé passer la fissure. Il a fermé la porte et célébré l’une de ses plus longues victoires depuis septembre.
Montpellier a laissé une image difficile à expliquer : un tie-break décisif, un téléphone en main et un match qui a changé de mains en quelques secondes.