À une époque où la technologie progresse fermement dans tous les coins du sport, Roland Garros reste un anachronisme romantique. Alors que Wimbledon, l'US Open et l'Australian Open ont déjà réussi à incorporer le système de révision électronique de ligne (Electronic Line Calling, ELC), le tournoi parisien a confirmé lundi qu'il continuerait de parier sur les juges de la ligne humaine en 2026, résistant ainsi à une transformation qui est déjà une règle dans le circuit.
La décision qui fait une différence
La Fédération française de tennis (FFT) était claire dans sa déclaration, en s'assurant qu'il n'y aura pas de technologie de ligne automatique à court terme. L'organisation considère que le système d'arbitrage actuel répond aux normes de qualité et que la participation humaine, loin d'être un problème, fait partie de la valeur distinctive de Roland Garros.
Au cours de l'édition 2025, il y avait 404 officiers, dont 284 français, ce qui renforce l'engagement envers l'arbitrage local. La FFT a rappelé que le pays compte 30 000 juges actifs, qui collaborent non seulement au Grand Chelem, mais exercent également des ligues régionales, des clubs et des tournois. Pour la Fédération, Roland Garros est également une plate-forme pour promouvoir le développement et le professionnalisme de l'arbitrage français.
Une position à contre-courant
Ce qui est présenté à Paris comme une défense du « Spirit of the Game » contraste avec ce qui se passe dans les trois autres scénarios de tennis mondial. À Londres, comme à New York et à Melbourne, l'ELC n'est plus une nouveauté, mais un outil consolidé qui a amélioré la précision des décisions et une réduction des controverses.
À Wimbledon, par exemple, le changement s'est produit après une longue consultation avec les joueurs, les entraîneurs et les anciennes figures sportives. Là, même avec leur image classique et révérentielle, ils ont compris que l'innovation pourrait vivre avec la tradition. Dans le All England Club, le système réduit non seulement les erreurs humaines, mais permet également plus de parties fluides, sans interruptions prolongées en raison des discussions.
En revanche, Roland Garros continue de parier sur l'œil humain, sachant même que dans la poussière de brique, les marques du ballon peuvent être plus visibles, mais aussi plus sensibles aux interprétations subjectives.
