Le showman Moutet, prochain rival d’Alcaraz : « Je me sens comme un clown »

Un spectacle live attend Carlos Alcaraz au troisième tour de l’Open d’Australie. Et son prochain rival sera Corentin Moutet, 37ème au classement et connu sur le circuit pour ses excentricités sur un court de tennis. Sans aller plus loin, un entrejambe a coûté à la France l’élimination lors du dernier Final 8 de Coupe Davis. « J’ai l’impression d’être un clown. »

C’est ainsi qu’il s’est défini après avoir mené son pays à la défaite. Ce même tir s’était bien déroulé lors de la dernière édition de Wimbledon avec l’Argentin Francisco Comesaña. Il n’avait d’autre choix que d’applaudir cette pièce spectaculaire.

Deux mois plus tôt, au Mutua Madrid Open, Moutet avait détruit sa raquette. Puis il se dirigea vers la chaise et s’apprêta à remettre la raquette cassée à un enfant qui se trouvait dans les tribunes. Le garçon s’est approché pour le prendre, mais il l’a laissé désireux. Il s’est adressé à l’arbitre de chaise qui l’a sanctionné d’un point de pénalité, après plusieurs avertissements au cours du match. La réaction de Corentin fut de poser la main sur le bas de son dos et de s’en aller.

Le Français, qui était sur le point d’en venir aux mains avec Aleksandar Bublik en quarts de finale du challenger de Phoenix (le Kazakh lui a même dit : « Tu veux te battre ? Je t’attendrai dehors dans dix minutes »), a encore fait son truc à l’Open de Miami.

Lors du match du deuxième tour, qui l’opposait vendredi à Alejandro Tabilo (30 ans), Moutet a encouragé le public, qui encourageait surtout son rival chilien. Il a même demandé à l’arbitre d’expulser un supporter qui, selon lui, lui aurait fait une passe. Il refuse de continuer à jouer et c’est alors qu’un deuxième avertissement est donné qui lui coûte un point de set. Il finirait par perdre au troisième set.

À Phoenix, il avait connu des hauts et des bas avec Bublik. Tout a commencé lorsque Corentin a dit à son rival : « Je ne suis pas prêt ». C’était le moment où le Kazakh allait servir et il n’a pas hésité à répondre : « Je m’en fous ».

Bouteille de Pepsi à Buenos Aires

Avant Buenos Aires, en 2024, il a servi à plusieurs reprises, a affronté les tribunes, leur a demandé de lui apporter une bouteille d’un litre et demi de Pepsi, qu’il a ensuite exposée au milieu du terrain comme un trophée, et a terminé sa prestation en refusant d’être soigné par le physiothérapeute du tournoi après avoir demandé sa présence à l’arbitre de chaise.

En 2020, lors d’une exposition organisée par Patrick Mouratoglou dans son académie du sud de la France pour que les joueurs de tennis puissent jouer en pleine pandémie, le Français s’emporte.

Il a donné un coup de pied dans la raquette, qui s’est ensuite retrouvée dans les tribunes. Et non content de cela, il se mit à frapper une des toiles du fond du tribunal devant les visages étonnés des juges de ligne.

Ce n’était pas la première fois que le Français perdait la tête en jouant. Auparavant, il avait eu un autre épisode dans lequel il était sur le point de détruire le filet avec sa raquette lors de sa participation à Acapulco.

Fermez vos réseaux sociaux

Les parieurs ont ciblé Moutet après avoir perdu une première fois à Buenos Aires et Rio de Janeiro 2020. C’est à ce moment-là qu’il a décidé de quitter les réseaux sociaux. « J’ai reçu beaucoup d’insultes et c’est pour ça que je pars. »

Cette même campagne, au Masters 1 000 Paris-Bercy 2020, il a été disqualifié avant de disputer le deuxième tour après avoir été testé positif au coronavirus.