Les protestations des joueurs de tennis concernant la distribution des prix du Grand Chelem seront également présentes à Wimbledon. Comme à Roland Garros, ils ne comparaîtront devant les médias que pendant 15 minutes, après quoi ils quitteront la conférence de presse. Ils le feront dès ce samedi, journée médiatique, et durant la première semaine du tournoi.
Même si Wimbledon a annoncé pour cette édition une augmentation de 20% de son prize pool, qui atteint un record de 64,2 millions de livres (environ 75,1 millions d’euros), le groupe de tennismen à la tête de cette protestation estime que ce n’est pas suffisant. Ils avaient demandé d’atteindre 71 millions de livres sterling. Selon eux, le pourcentage de victoires à Wimbledon est de 14,4%, alors qu’ils visaient 16%.
Les joueurs reconnaissent que l’augmentation de Wimbledon constitue une « étape réelle et significative », mais ils exigent que les quatre tournois du Grand Chelem lient la distribution des prix aux revenus générés par chaque tournoi, en plus d’augmenter les contributions aux fonds de protection sociale des joueurs de tennis et de leur donner une plus grande participation à la prise de décision.
« Ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est bien d’autres choses. Quand vous envoyez un email et qu’ils ne répondent pas pendant des mois… Non, nous ne nous sentons pas entendus parce qu’ils ne nous répondent pas », a commenté Rublev lors de Roland-Garros. Lors du grand événement parisien, plusieurs joueuses de tennis ont soutenu la protestation, comme Aryna Sabalenka. En revanche, Djokovic a pris ses distances par rapport à cette position : « Je n’en fais pas partie et je n’ai pas participé aux conversations. Je ne suis pas dans ces 15 minutes. »