Marcel Granollers Il disputera demain sa sixième demi-finale de Grand Chelem. à côté d’Horacio Zeballos. Le couple hispano-argentin affrontera le Croate Ivan Dodig et l’Américain Austin Krajicek. Le joueur de Barcelone s’assoit avec MARCA au préalable pour passer en revue son moment tendu et sa carrière.
Demander. Un autre Roland Garros sans la présence de Rafael Nadal ?
Répondre. Roland Garros est étroitement associé à Rafa pour tout le succès qu’il a eu ici, tout ce qu’il a gagné. C’est un tournoi différent car, en tant qu’Espagnols, nous aimons voir Nadal et s’amuser comme il le fait toujours.
Q. Carlos Alcaraz est le favori du tableau individuel ?
R Je vois très bien Carlos. Il est à un haut niveau tout au long de la saison. Sans aucun doute, il fait partie des favoris avec Djokovic. Novak à cette époque et dans ces tournois propose toujours sa meilleure version. Ce sera un très beau duel en demi-finale.
Q. Jouez votre sixième demi-finale avec Zeballos en couple. Comment y font-ils face ?
R Nous jouons tous les jours à haut niveau depuis Rome. Nous n’avons pas eu de jours de pics très élevés ou de pics très bas. Tout ce pour quoi nous nous entraînons ressort dans le jeu et cela nous donne confiance pour affronter les demi-finales.
Q. Vous avez 24 titres, dont la Masters Cup et quelques Masters 1000. Manque-t-il un « Grand Chelem » pour mettre l’aboutissement de votre carrière ?
R Ce sera bien de pouvoir obtenir l’un de ces tournois. Mais au final ce n’est pas bien non plus d’être obsédé car l’obsession vous amène à ne pas jouer aussi calmement. Nous essayons d’affronter le match de demi-finale comme le quart de finale, comme le troisième tour, essayons de faire ce qui est en notre pouvoir. Il y a des choses qui ne sont pas entre nos mains et qui ne peuvent pas être contrôlées.
Q. Pourquoi pensez-vous qu’ils ont si bien réussi avec Zeballos comme compagnon ?
R Ça a commencé par hasard. Dès le premier instant, nous nous sommes très bien entendus et le premier tournoi nous avons remporté un Masters 1000. Commencer ainsi pour un couple est très motivant. La combinaison d’un gaucher et d’un droitier est importante. On a tous les deux eu une belle carrière individuelle et on a un jeu de volée, en fond… Pas mal de variantes. Lorsque nous jouions en simple, nous nous adaptions également à tout type de surface. Cette combinaison de tout est ce qui nous fait travailler.
Q. Du fait que vous êtes espagnol, le titre de ‘Grand Chelem’ qui vous motive le plus est celui de Roland Garros ?
R J’espère que c’est le cas car en ce moment je suis en demi-finale de Roland Garros et c’est la première chose à laquelle je dois faire face. Je n’ai pas de tournoi préféré, n’importe lequel des quatre sera sympa. J’espère que c’est ici parce que nous sommes déjà en demi-finale.
Si Alcaraz jouait souvent en double, il serait numéro un mondial. »
Q. Vous avez 37 ans. Combien de temps allez-vous continuer à jouer au tennis ?
R Je ne veux pas penser à long terme. Tant d’années sur le circuit vous épuisent beaucoup et maintenant je m’inquiète de profiter du match de demain. Je sais qu’il ne me reste plus beaucoup de temps sur le circuit et j’essaie de profiter de chaque jour où j’ai l’opportunité de jouer dans un tournoi comme celui-ci.
Q. Vous avez joué plusieurs fois en double avec Rafael Nadal, certains en Coupe Davis, aimeriez-vous essayer un jour avec Alcaraz ?
R Ce serait bien pour moi de pouvoir profiter d’un joueur comme Carlos sur le court, avec ce tennis, avec cette personnalité. S’il jouait souvent en double, il serait le numéro un mondial. »