L’odeur de la marijuana est devenue un autre spectateur de cette édition de l’US Open. Au-delà de la cour 17, connue pour la forte odeur de cette substance qui s’y respire, l’arôme atteint également d’autres cours. Aryna Sabalenka l’a attesté lors de son match au Stade Louis Armstrong face à Kamilla Rakhimova.
Sabalenka a momentanément arrêté le match en raison de l’odeur qui parvenait sur le terrain. Souriant, il s’est approché de l’arbitre de chaise Eva Asderaki-Moore alors qu’il menait 3-0 et lui a dit : « Quelqu’un fume de la marijuana, ça vous dérange ? … parce que ça a une odeur très forte. » Plus tard, lors d’une conférence de presse, elle a été interrogée sur cette situation. « Je lui ai dit que ces gars pouvaient faire ce qu’ils voulaient, qu’ils pouvaient fumer ce qu’ils voulaient, qu’ils pouvaient se détendre autant qu’ils voulaient, mais s’il vous plaît, ne le faites pas près des courts de tennis. C’est un peu difficile de gérer cette odeur quand on essaie de concourir au plus haut niveau. »
Les plaintes de Sabalenka rejoignent celles déjà exprimées par d’autres joueurs de tennis lors de cette édition de l’US Open. Ce fut le cas du Français Adrian Mannarino qui a parlé de ce qui se vit dans les tribunes lors de certains matchs avec la présence d’influenceurs : « Ça sent la marijuana sur le terrain, ça se transforme en zoo. Ce sont des conditions vraiment inhabituelles. Les gens entrent à leur guise, bougent, parlent… Le tournoi le tolère, je ne sais pas si c’est le mieux pour les joueurs et pour le sport en général. »
C’est un peu dur de supporter cette odeur quand on essaie de concourir au plus haut niveau.
Aryna Sabalenka
Sabalenka a souligné que lors de son match contre Rakhimova, l’odeur était encore plus insupportable : « Il y avait un peu de vent. Je ne sais pas si cela venait de la foule ou de l’extérieur parce que le vent l’emportait vers le stade. J’espère juste qu’ils sont un peu plus conscients de ces choses-là. »
Elle a même eu un moment d’hilarité en conférence de presse lorsqu’un journaliste lui a posé la question suivante : « Quel est votre niveau ici par rapport aux autres tournois du Grand Chelem ? » A quoi Aryna a répondu : « Élevé ? Mon niveau ? Maintenant, je n’entends que des trucs de marijuana. S’ils continuent à fumer, je pourrais aussi finir par être défoncé. »
Victor
Victor a troqué les terrains de tennis pour la salle de rédaction de Tennisraquette, apportant avec lui une expertise technique et stratégique du jeu acquise au fil des années passées sur le circuit amateur. Sa passion pour le tennis et son désir de partager les dernières actualités, analyses de matchs et innovations dans l’équipement font de ses écrits une ressource inestimable pour les fans et les joueurs à tous les niveaux.