Carlos Alcaraz a ébloui bien avant de conquérir le monde du tennis. À 14 ans, il y avait déjà des signes clairs de ce qui allait arriver. L’un d’eux est conservé par David Ferrer, qui est encore surpris lorsqu’il se souvient maintenant que le Murcien est à un pas de la finale de l’Open d’Australie 2026 contre Novak Djokovic.
Le contexte explique tout. Juan Carlos Ferrero venait d’intégrer Alcaraz dans son projet et souhaitait le mesurer rapidement. Aucun détour. Il l’a emmené s’entraîner avec Ferrer, alors joueur actif et aujourd’hui capitaine de l’équipe espagnole de Coupe Davis. Une épreuve par le feu.
Ferrer est arrivé avec ses exigences habituelles. Il a clairement indiqué qu’il n’allait pas perdre de temps sur la piste. Mais quelque chose a changé à la fin de la séance. Un super tie-break qui s’est terminé 10-8 et une sensation inattendue. « J’ai été étonné », a-t-il déclaré sur le podcast Mano a mano sur Cadena SER. « Quel gamin, mec. Je pense qu’il m’a laissé gagner, mais il était sur le point de me battre. »
Un épisode des plus curieux
Ce n’était pas seulement le niveau. C’était le comment. Ferrer a expliqué que ce résultat était « par respect ». Un mot qui l’a conduit directement à une inévitable comparaison. « C’est comme Nadal », a-t-il glissé, avec des nuances culturelles, mais avec une idée claire. Le talent était là, oui. Mais aussi autre chose.
Celui de Jávea a mis l’accent sur la personne. « C’est une personne formidable, très naturelle et très accessible. » Et il a défendu son éthique de travail sans hésitation. « Il est aussi professionnel qu’un pin. » Il est même allé plus loin. Il a dit l’avoir vu faire à cet âge des choses qu’il ne faisait pas lui-même à l’adolescence.
Ce terrain, ce tie-break et ce respect continuent de voyager avec Alcaraz. Maintenant, à Melbourne, avec Djokovic de l’autre côté des filets et une finale à l’enjeu.