insultes et chants dans les tribunes de Rome

Ces derniers mois, de nombreux joueurs de tennis ont signalé les abus, menaces et messages de haine qu’ils reçoivent via les réseaux sociaux, notamment de la part des parieurs. L’Italienne Lucrezia Stefanini ou l’Espagnole Marina Bassols sont quelques-uns de ces cas.

Mais la trace de ce phénomène ne se ressent pas seulement dans l’anonymat des réseaux mais aussi dans les salles de jeux elles-mêmes. Et un exemple est le Foro Italico, siège actuel du Masters 1000 de Rome, dans lequel des insultes et des chants très notables pour ou contre l’un des joueurs se font entendre dans les tribunes, où domine habituellement l’atmosphère harmonieuse du sport de raquette.

Il y a eu plusieurs exemples ces jours-ci, comme lors du match entre le Français Corentin Moutet et l’Espagnol Pablo Llamas, qui, même s’il ne partait pas comme favori, a remporté la victoire après plus de trois heures d’un match serré. Pendant de nombreuses mesures, Moutet a eu du mal à servir et l’arbitre a eu du mal à maintenir le silence entre le premier et le deuxième set, avec les cris du public, qui comprenaient des insultes.

Des incidents similaires se sont également produits lors de la phase précédente du tournoi, par exemple lors du match entre Andrea Pellegrino et Landaluce. L’Italien s’est montré très hostile envers le public lors de ce tour final, au point d’imiter le geste de donner de l’argent aux supporters à la fin du match puis celui de rentrer chez lui, en agitant la main avec le petit doigt levé, après sa victoire.

Même Leandro Riedi, lors d’une de ses premières rencontres au Foro Italico, a été tellement bouleversé par les paroles et les commentaires d’un spectateur qu’il l’a également confronté après le match.