Thierry Tulasne, champion en 1985, a déjà de la compagnie dans le palmarès du Barcelona Open Banc Sabadell. Ce dimanche, Arthur Fils est devenu le deuxième Français capable de remporter le titre de Conde de Godó dans l’Open Era après avoir battu Andrey Rublev, 6-2 et 7-6(2). Fils a continué son bon moment de tennis, qui l’avait aidé à revenir de la demi-finale contre Rafa Jódar.
Peu de joueurs de tennis l’ont frappé aussi fort qu’Arthur, qui a su exploiter toutes ses qualités aux côtés de Goran Ivanisevic. La fracture de fatigue de la vertèbre L5 oubliée, Fils a traversé comme un cyclone les terres du RCT Barcelone. Les deux balles éliminatoires qu’il a sauvées lors de ses débuts dans le tournoi face à son compatriote Terence Atmane sont loin.
Rublev a remporté les deux premiers matchs et perdu les sept suivants. La supériorité de son rival de la ligne blanche était évidente à chaque échange de coups. Quand Arthur frappait debout, il le faisait la nuit à Andreï.
Le Russe a souffert à chacun de ses tours de service jusqu’à se mettre à genoux lors du sixième jeu de la suite. Son bourreau lui répondit, le laissant impossible à atteindre.
Les nerfs sont apparus dans la raquette du champion, qui n’a pas réussi à servir à 5-3. Il y a renoncé sur une double faute. La pression s’est mise sur lui et encore plus lorsqu’il a perdu trois points de championnat avec 0-40 au reste.
Rublev a enchaîné quatre matchs, mais n’a pas réussi à signer le nul au tableau d’affichage. Le résultat fut une mort subite. « Allez, allez », a crié le Français alors qu’il surmontait un déficit de 0-2 au tie-break. Ce seraient les sept derniers points d’une finale qui était en montagnes russes.
Sur les quatre titres de Fils, trois sont dans la catégorie 500 (le même que Gaël Monfils), et autant sur terre battue : Lyon, en 2023, Hambourg, en 2024, et Barcelone, en 2026. C’est pourquoi il est enthousiasmé à Paris, domicile de Roland Garros, le deuxième majeur du calendrier. Pour retrouver la dernière place du classement, il faut remonter à Yannick Noah, en 1984.
Le pire classé depuis 24 ans
Le tennisman de Bondoufle, 21 ans et classé 30ème au classement, est le vainqueur du Godó le moins bien classé depuis Gastón Gaudio en 2002. L’Argentin était alors 64ème.